Hier, en accompagnement, une cliente me dit, presque à voix basse :« Je suis gentille. Toujours gentille. Et parfois… je me perds là-dedans. »
Puis elle ajoute :
« Je préfère m’adapter moi plutôt que créer un malaise. »
Cette phrase, je l’entends souvent.
Chez des femmes compétentes.
Engagées.
Fiables.
Celles sur qui on peut toujours compter.
Leur schéma est discret, presque invisible :
👉 Ne dérange pas. Ajuste-toi. Sois gentille.
Dans leur vie professionnelle, tout est carré.
Elles honorent leurs engagements.
Respectent les horaires.
Font les choses “comme il faut”.
Dans leur vie personnelle…
Elles gèrent.
Elles encaissent.
Elles courent.
Elles arrivent “juste à l’heure”, parfois même en retard à elles-mêmes.
Pas par négligence.
Par loyauté.
Elles confondent gentillesse et effacement.
Paix et silence.
Amour et renoncement.
Ce qu’elles appellent “être gentille”,
ce n’est pas de la douceur.
C’est souvent une peur très ancienne :
celle de déranger, de décevoir, de créer un frottement.
Alors le conflit ne disparaît pas.
Il se déplace.
Il devient intérieur.
Fatigue.
Tensions.
Perte d’énergie.
Et ce sentiment diffus de ne plus être tout à fait à sa place.
Revenir à soi, ce n’est pas devenir dure.
Ce n’est pas poser des murs.
C’est poser un centre.
Dire :
Là, ce n’est pas juste pour moi.
Sans justification.
Sans drame.
La vraie gentillesse commence là.
Quand on cesse de se quitter pour préserver les autres.
Et toi…
Dans quels espaces de ta vie es-tu encore “gentille” au point de t’oublier ? ❤️
C’est la première question qui m’est venue à l’esprit quand j’ai appris que j’avais un cancer. Un tsunami d’émotions m’a submergée en un instant. « C’est quoi ce bazar ? »
Non, mais plus sérieusement et franchement, qu’est ce que tu attends ⁉️
Que les poules aient des dents, la Saint-Glinglin, les calendes grecques, la semaine des 4 jeudis … ?
Parce que non. La vie ne gagne pas toujours.
Et c’est ça qui me révolte.
Mais cette colère, je refuse qu’elle me détruise.
Je veux qu’elle me nourrisse.
Qu’elle me pousse à rester debout.
À transformer cette rage en sens, en présence, en engagement.
Parfois, ce qu’on attend vraiment, ce n’est pas un “bravo, c’est fini”…
Mais juste un :
“Je suis là. Et je te crois.”
Les femmes que j’accompagne ne sont pas des princesses en détresse.
Ce sont des femmes conscientes, éveillées, avec une volonté viscérale de profiter pleinement de la vie après le cancer, de retrouver leur énergie, leur liberté, et de vivre chaque jour avec intensité et authenticité.
🌸
✅ Fais un petit pas chaque jour : aujourd’hui, engage-toi à faire quelque chose qui te rapproche de ton objectif.
Même une petite action peut faire des merveilles. ✨