Hier, en accompagnement, une cliente me dit, presque à voix basse :« Je suis gentille. Toujours gentille. Et parfois… je me perds là-dedans. »

Puis elle ajoute :
« Je préfère m’adapter moi plutôt que créer un malaise. »

Cette phrase, je l’entends souvent.
Chez des femmes compétentes.
Engagées.
Fiables.
Celles sur qui on peut toujours compter.

Leur schéma est discret, presque invisible :
👉 Ne dérange pas. Ajuste-toi. Sois gentille.

Dans leur vie professionnelle, tout est carré.
Elles honorent leurs engagements.
Respectent les horaires.
Font les choses “comme il faut”.

Dans leur vie personnelle…
Elles gèrent.
Elles encaissent.
Elles courent.
Elles arrivent “juste à l’heure”, parfois même en retard à elles-mêmes.

Pas par négligence.
Par loyauté.

Elles confondent gentillesse et effacement.
Paix et silence.
Amour et renoncement.

Ce qu’elles appellent “être gentille”,
ce n’est pas de la douceur.
C’est souvent une peur très ancienne :
celle de déranger, de décevoir, de créer un frottement.

Alors le conflit ne disparaît pas.
Il se déplace.
Il devient intérieur.
Fatigue.
Tensions.
Perte d’énergie.
Et ce sentiment diffus de ne plus être tout à fait à sa place.

Revenir à soi, ce n’est pas devenir dure.
Ce n’est pas poser des murs.
C’est poser un centre.
Dire :
Là, ce n’est pas juste pour moi.
Sans justification.
Sans drame.

La vraie gentillesse commence là.
Quand on cesse de se quitter pour préserver les autres.

Et toi…
Dans quels espaces de ta vie es-tu encore “gentille” au point de t’oublier ? ❤️

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